Les outils du côtoyen

La bonne volonté ne suffit pas toujours

La charte du côtoyen définit un « socle commun » qui permet à chacun de savoir ce qu’il peut donner et recevoir du groupe, dans des conditions de sécurité suffisantes.

La page « cercles modes d’emploi » propose des repères pour constituer un groupe et animer une rencontre de cercle.

Mais la bonne volonté ne suffit pas si l’on n’est pas un tant soit peu entraîné(e) à des modalités de dialogue qui changent des conversations ordinaires, qui permettent d’aller plus loin dans la capacité d’écoute et d’entraide mutuelles.

Le Tiers Lien souhaite apporter à chacun l’occasion de développer ces compétences, par l’expérience. La « boîte à outils » est un ensemble de ressources que les participants peuvent s’approprier à leur rythme, en fonction de leur curiosité, éventuellement avec l’aide d’un « facilitateur » accompagnant le groupe à ses débuts.

Il ne s’agit donc pas d’imposer un formalisme excessif, la convivialité doit permettre de conserver la couleur, la saveur particulière de chaque groupe.

Par exemple, le groupe pourrait décider de tirer au hasard une ou deux cartes en début de séance comme points de vigilance, ou en utiliser quelques unes pour préparer la rencontre suivante…

Les premières « fiches-outils »

La première version se présente sous forme de fiches aide-mémoire, et pourra s’enrichir d’apports issus de l’expérience des premiers groupes. A titre indicatif, voici quelques »familles » qui nous semblent utiles :

  • Accueil / inclusion : faire ce qu’il faut pour que chacun se sent à l’aise dans le groupe (y compris choix du cadre matériel, convivialité)
  • Les façons d’échanger : des « protocoles » qui permettent des dialogues chaleureux et aidants, plus ou moins « engageants » selon la maturité du groupe
  • L’écoute : des repères sur les façons d’écouter, de s’ouvrir à la réalité de l’autre pour ne pas « plaquer » trop vite nos propres « solutions »
  • La parole, l’expression : que dire (ou montrer) pour être utile et pertinent, comment s’exprimer en laissant le récepteur libre dans sa façon de recevoir
  • L’émotion : comment reconnaître qu’il s’agit d’une ressource utile au groupe, l’accueillir, la partager.
  • L’espace-temps : Choisir fréquence et durée des rencontres, les rythmes à l’intérieur des rencontres, les moments de silence pour ralentir ensemble
  • L’action : le groupe fait-il émerger des projets partagés, ou laisse chacun agir dans son propre environnement, mais en l’aidant à avancer lors des rencontres ? Intérêt et inconvénients d’actions communes ponctuelles (visites…) ?
  • Les frontières : Compte tenu de la confidentialité des échanges dans le cercle, comment convenir ensemble de ce qui peut être échangé avec l’environnement (dans les deux sens, du groupe ou bien vers le groupe).
  • Les apprentissages : repérer et se parler de ce que l’on apprend ensemble, sur nos fonctionnements individuels et collectifs (« meta »).
  • Savoir finir : a) finir une rencontre en se donnant le temps d’exprimer ce qu’elle a apporté à chacun, ou l’impression qu’il en reste, b) mettre fin au groupe après un nombre donné de séances, pour repartir vers d’autres projet… et peut-être d’autres cercles ?